L'homme qui criait "Moi" au centre de l'Univers

L'homme qui criait "Moi" au centre de l'Univers
Je remet à jour le blog, après de long mois d'abstinence.
Enfin non, je ne le remet pas à jour, je le clos, pour en recréer un autre.
Ce dernier à été créé à l'arrache dans le simple but de crier à quel point le retour en France était dur, à quel point je détestais ce pays... et je n'ai pas l'intention de passer ma vie à me plaindre.

Pour être honnête, ma popularité me manque, sérieusement, c'est puéril, stupide ... ou pas !
Certe la mode du moment est a se la jouer "écoutes chéri, j'aimais bien avoir 200 commentaires par jour avant, mais tu peux pas test, j'ai grandis, j'ai changé, jveux dire, j'en ai plus rien à foutre de vous !"... AHAHAH.
On se ment pas à sois même, si j'écris c'est pour qu'on me lise, et qui plus est, j'ai toujours eu la chance d'avoir en grande majorité des lecteurs heureux de me lire, alors prétendre fuir cela serait autrement plus prétentieux que d'avouer simplement "oui, j'aime qu'on me lise, j'aime qu'on apréci ce que j'écris, et sinon, qu'on me dise pourquoi, point".
Donc oui, j'ai bien l'intention de refaire un blog, un sur skyrock, surement, et aussi un peu plus tard, un autre sur une plateforme plus "sérieuse".

Donc oui, j'ai bien l'intention de revenir, plus en forme que jamais, avec un vrai blog, mis à jours régulièrement, avec des gens qui le lisent.

Je compte sur vous, les anciens lecteurs, les moins anciens, et peut être les futurs.

A très vite.

*MAJ*


Next Level

3-20-25


roX

[et finalement, laissons Alice ou elle est]

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 08:00

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 14:36

Coin Locker Teenagers

Coin Locker Teenagers
J'ai rencontré Coco en Février 2007, le soir de la toute première Tokyo Decadance en France, on avait tous les deux ce styles un peu maladroit qu'ont les fans de visu
qui se cherchent encore un peu, moi et mes cheveux blanc repérable à 500m à la ronde par jour de brouillard, elle et ses cheveux mal lissés teintés de rose.
Le videur venait d'annoncer que la soirée était réservée à un public majeur, on avait 16 ans, et on partageait cette même angoisse de ne pas pouvoir rentrer,
je venais de l'autre bout de la France, elle de Finlande, autant dire que finir la soirée seul au Macdo nous serait resté en travers de la gorge.
Alors qu'on ne s'était encore même pas adressé la parole, au moment de la vérification des identités, elle s'est mise a parler Finlandais, tout en ponctuant ses
phrases d'Anglais, pour faire comprendre au videur qu'elle venait de Finlande et avait oublié son ID à l'hotel... elle a alors fait croire que j'étais son grand frère
et que je ne parlais pas un mot de Français pour que je puisse rentrer également.

On ne s'est pas spécialement parlé durant la soirée, mais on a continué a échanger quelques messages par le net dans les mois qui suivirent.

Un peu plus d'un an plus tard j'étais à Tokyo, tout avait bien changé pour moi, fini le visualeux un peu hésitant, place au mannequin pour une grande agence qui
se ventant d'être l'un des rares Gyaru-o étranger de Shibuya, le cheveux méché tout en extensions, l'abus de truc bling bling en tout genre, dévalant une 10ène de
fois par jours les rues de Shinjuku et Shibuya, de la Trance dans les oreilles, se délectant des regards des jeunes japonaises.
Je savais que Coco devait venir 3 mois au Japon, l'idée de revoir cette fille que j'avais croisé en France m'enthousiasmait, sans pour autant bouleverser ma vie, après tout,
on ne s'était croisé qu'une fois, à une période révolue de ma vie.

J'avais tendance à détester les étrangers que je croisais à Tokyo, la plupart étant des touristes obèses qui viennent pour se déguiser en samourais, ou des visual
pouf pensant qu'aux japon tout le monde veinère Gackt.
Mais un matin à Harajuku, alors que j'allais déjeuner avec mon coiffeure, je croise une étrangère qui me met une belle claque, des jambes de rêves, une
mini jupe plus courte que mon boxer, des long cheveux platines ... cette dernière s'arrête et se met crier "roXaaaaas ???!!!!"
Coco elle aussi avait bien changé, tout comme moi, la petite visualeuse c'était épanoui en belle Gyaru, de celles que j'adores, les pétasse ultra glam, celle qui
peuvent se trimbaler à moitié à poil en gardant un minimum de classe, quand toutes les autres auraient des aires de travesti ramassées au bois de boulogne, Coco avait ce regard qui
me fait tomber amoureux immédiatement, ce regard qui dit "Trop bonne pour toi".

On s'est vu, revu, on est vite devenu inséparable, on est presque devenu un couple, on partageait cette même passion pour la lettre "R", on était le duo briseur de
couple des rues de Shibuya, on voulait voir dans le regard de tous l'envie, la jalousie, chaque jour de soleil était un jour de shoping, on arpentait les rues blindées de la ville du bonheur
les mains rempli de sac voyant, plutot mourir que de mettre les petit sac dans les grand, plus tu a de sac dans les mains, plus la vie est belle, on chantait, on criait, on ingurgitait un peu tout et n'importe quoi,
les femmes la jalousaient, et les hommes me haissaient, mais tous avait cette admiration dans le regard, parceque pour eux, deux étrangers, grand minces qui on des cheveux qui crient "mon coiffeur est trop cher pour toi",
ça ne peut être que des célébrités.
On est devenu des habitué des Izakaya ou on enchainaient les Cocktail, et de l'atom ou on allait chaque soir se déancher sur des remix hard trance de vieux tubes de 90's entouré des nos frères, le peuple de Shibuya, savoir qu'en
France les kéké se battaient tous à savoir qui est le plus bobo, qui est le plus 80's, alors que nous on jouait les kéké sur des remix de Cascada dans les boites bling bling de Shibuya était plus que jouissif.
Quand la moindre chanson de Cascada est un suplice insuportable en France, dans les rues de Shibuya, les rhytmes trance à deux balles se transforme en une sublime ode à la vie, l'amour, le shoping et l'abus d'eau oxygéné.
Coco la visual pouf en corsé pimki était devenu Rebecca, la Gyaru fatale en mini jupe Glad News, je trouvais tout chez elle parfait, en particulier son prénom, elle le portait à merveille, et il la représentait à parfaitement, tout comme ses vêtement,
son prénom serait d'une vulgarité et d'un ridicul merveilleux sur la plupart des autres, mais sur elle, les lettres de "Rebecca" glissait aussi bien que les perles de son collier Vivienne Westwood sur sa poitrine.

Quelques mois déja après son arrivée, quand en Juin, on avait décidé de passer la journée ensemble, juste tous les deux, certes on le faisait presque tous les jours, mais on voulait que cettes journée soit parfaite, on avait tout prévu,
on passerait la matiné à Harajuku, sur Omotesandou, on déjenerais dans l'un de ses restaurant chic, puis on irait faire subir les pires horreures à notre amie la Gold Mastercard au 109 et 109², on irait ensuite prendre des purikura, puis on se poserait au Hub d'Harajuku, parcequ'il
est plus sympa que celui de Shibuya, parcequ'il y a notre photo à l'entré, sur le tableau des guest star, et surtout parcequ'on peut y boire un délicieux cocktail à 60%, avec 30% de reduc pour nous, parceque c'est nous, on avalerait une pizza à l'arrache, et on retournerais à Shibuya, passer la nuit à l'atom.

On a fait notre Shoping, on a fait de l'oeil aux vendeurs et vendeuses comme d'habitude, on a pris des purikura parfait, nos sac pleins les mains, brandissant la mastercard tel le saint gral, sur un fond fait de pièces d'or, puis on a marqué dessus "Forever Gold, Forever Dream",
comme prévu on s'est mis la race au hub, on a refait le monde, elle m'a parlé du charmant Gyaru-o qu'elle avait rencontré la veille, on s'est rendu compte qu'on étaient aussi mégalo l'un que l'autre lorsqu'on s'est avoué qu'on était persuadé qu'il y aurait un jour une
série télévisée sur notre vie, on a parlé des chanson qu'on voudrait en générique d'introduction, et on s'est dis qu'on aurait chacun notre série, mais en parrallèle, avec des épisodes en communs, un peu comme font certains mangaka lorsqu'ils sont sur deux séries en même temps.
C'est donc fier de notre shoping dérésoné, de nos cheveux trop crépé et de notre égocentrisme que nous avons pris le premier taxi qui venait pour nous mener à l'atom, même si Shibuya est à une rue d'harajuku, parcequ'on fait pas les choses à moitié, et que quand on est bête... et ben on est bête.

L'atom nous paressait un peu plus merveilleux chaque soir, on avait toujours un peu plus de groupies, et on gérait de mieux en mieux la para para, on conaissait la set list presque par coeur, même les mannequins de men's egg passait inaperçu lorsqu'on était la, on faisait presque partit du décor,
le vendredi c'est psytrance, le samedi c'est hard trance, le dimanche c'est hard house, 1 fois par mois y'a les mannequins de men's egg, 1 fois par mois y'a les pétasses de egg, et presque tout le temps y'a les deux gaijin gal qui donne à toute la boite des envies d'adultère.
Mais ce soir là tout n'a pas été aussi joyeux que d'habitude, parceque si les Gyaru-o sont beaux, ce sont aussi de sacrés fils de pute avec une bite à la place du cerveaux, et si le beaux gyaru-o de Rebecca était bien la ce soir, il y était dans les bras d'une autres.
Rebecca a fondu en larme et est parti, je l'ai rejoin quelques secondes plus tard, on est allé au macdo, comme d'habitude elle a pris un filet O'fish et moi un teriyaki burger, on a dévoré tout ça devant Hachiko.
Le soir venu, le point de rendez vous d'Hachiko changent légérement de visage, au touristes et aux salaryman qui attendent leur rendez vous d'affaire s'ajoute les Gyaru-o qui attendent leur planc cul, quelques vieux soulots, et quelques pervers qui viennent draguer les gaijin.
On est resté planté devant la fameuse statut quelques bonnes heures, avec nos cadavres de hamburger, à parler de truc déprimant, des proches qu'on a perdus, de nos chagrins d'amours, Rebecca retrouvait parfois le sourire entre deux crises de larmes, et retrouvait parfois assez de forces
pour insulter les vieux salaryman qui osaient jeter un coup d'oeil sous sa jupe trop courte.

On a décidé de marcher un peu, on est allé jusqu'au parc de Yoyogi, on s'est remis un coup de macdo au bord du lac, toujours en refaisant le monde, avant de reprendre notre route, on a pris un chemin qu'on ne conaissait pas encore, en se disant qu'on finirait bien par atterir à Shinjuku.
Le soleil se levait tout doucement, c'était le début de l'été et la température était idéale, Rebecca enleva ses chaussures aux talons démesurées, son maquillage avait coulé jusqu'en bat de ses joux, ses cheveux en batailles laissaient entrevoir la pause des extensions, qui, à la lumière du soleil du matin, prenaient
une teinte de blond légèrement différente, elle me suivait d'un pas assuré en répétant qu'a nous voir, tout blond, tout décoiffé, pied nu, au bord de la route, le soleil dans les yeux, on se croirait en californie, dans un film pour ado à deux balles.
Elle avait cette air qu'on les junky ultra glam dans les vieux mélo pour jeunes en manques de folies, plus belles que jamais.
On savait pas trop ou on était, a notre gauche se trouvait un parking pour vélo fermé qui s'étendait sur plusieurs centaines de mêtres, donnant au paysage quelque chose de totalement surréaliste.
Après de longues minutes de marches, on aperçut un petit parc, juste devant les deux interminables tours de la mairie de Shinjuku.

On est allé y faire un tour, l'endroit était de toute évidence vieux, on y trouvait un vieux jeux pour enfant en forme d'alligator qui avait perdu toute sa couleures et dont certains morceaux était tombé en miette, ainsi qu'un autre jeu
comme on peut en trouver chez nous, réunissant des tobogant, des pont de singe et une petite tour munit d'un donjon miniature accessible par un petit escalier en colimasson.
Nous sommes allé nous assoir dans le petit donjon, tout juste assez grand pour deux personnes, à travers les petites fenêtre du toit rouge on apercevait les 2 tours de Shinjuku, et le soleil éblouissant du matin, en regardant sur les murs on pouvait voir des centaines de messages d'amoureux, certains remontant à plus de 10 ans.
Nous les lisions tous, chacun contribuant à la magie inimitable de l'endroit.
"Sachiko & Tetsuya, 10/4/1998", "Yuki & Obo, 20/12/1997".
Je dis a Rebecca de regarder sur le petit chapitot rouge, en direction de ma main, on pouvait y lire les kanji de deux noms suivis de la dates, le message datait de 1993, nous avons passé des heures ici, en se disant que c'était surement le plus bel endroit du monde, et à s'imaginer qu'il y a 15 ans, des amoureux venait déja ici.
On a découpé l'un de nos purikura "forever gold, forever dream", et on l'a collé dans un coin encore vierge, on l'a recouvert de nernis pour qu'il tienne le plus longtemps possible, et on a inscrit la dates, en rêvant que dans 15 ans on serait peut être toujours la, qu'on serait les star du jeu pour enfant, et que les gamins viendrait s'y embrassait en cachette
pour faire comme les gaijin du jeux pour enfant, en se disant que peut être un jour, dans les rue de tokyo, quelqu'un nous dirait qu'il nous a vu, lorsqu'il était ado, dans le petit parc abandonné en face de la mairie de Shinjuku.
Après avoir passé des heures à poffiner notre oeuvre on est allé au centre à kabukicho, on s'est posé dans un café, et comme a notre habitude, on a refait le monde, on s'est moqué des host qui rentraient chez eux complétement bourrés en se répétant encore et encore que c'était la plus belle matinée du monde, la plus belle ville du monde.


Quelques mois plus tard, en Octobre, Rebecca est revenu au Japon pour 2 semaines, elle repartait en Finlande le 27 Octobre, et moi en france le 1er Novembre, le 26 Octobre on serait à la Tokyo Decadance spécial Halloween du Christon Cafe de Shinjuku, et au matin, juste avant qu'elle ne parte pour l'aéroport,
on retournerais pour la première fois dans le petit parc, pour voir si notre purikura est encore la.
Cette soirée était parfaite, le Christon Café était plus beau que jamais, et nous observions cette petite foule colorée du balcon avec les VIP, comme à l'acoutumée on a pas mal bu, on a pas mal draguée, on s'est moqué de beaucoup de monde, on s'est changé 50 fois, on a foutu je ne sais combien de rateau.
C'est vers les 6h du matin que je me retrouve à courir après Rebecca, qui, elle, courait derrière un monsieur sur qui elle avait craqué et qui venait de partir.
Après avoir ratrapé le monsieur et avoir papoté un bon moment, on se rendit compte que les amis de Rebecca étaient déja sur le chemin pour l'aéroport, et qu'il allait falloir se dépécher pour retrouver ce fameux parc, on avait un sérieux coup dans le nez la première fois qu'on y était allé, et tout ce qu'on savait, c'est que c'était près de la mairie de Shinjuku, elle même près de la sortie ouest de la gare.
Direction la gare labyrinthesque de Shinjuku en courant, on se perd une centaine de fois dans les couloir de la sortie ouest, et on commence tout doucement à perdre espoir.
On aperçoit alors un interminable couloir, décoré avec un mauvais gout dont seul les japonais sont parfois capable, je me suis souvenu ce couloir, j'y étais passé avec Laora quelques jours après mon arrivée au Japon, ce jour la elle m'avait emméné au sommet des tours de la mairie, et nous étions passé par ce couloir et nous nous étions déja extasié sur le mauvais gout de ces colones en faux marbres.
Aucun doute, nous étions donc sur le bon chemin, on fait un arret au milieu du chemin pour acheter un onigiri et quelques canettes de bières, puis on arrive au bout de cette interminable et glauquissime couloir, les deux tours sont toujours la, on se rend sur l'esplanade devant, au milieu de laquelle se trouve une passerelle menant à un parc.
Malheureusement une fois dans le parc, nous réalisont qu'il est bien différent de celui ou nous étions , on pense alors que le parc a été refait, et que nous ne reverrons jamais notre beau jardin d'enfant, on finit par se perdre l'un l'autre en cherchant, je me retrouve sur une grande place bétonné, en plein milieu du parc entièrement vide, seule trois adolescent sont allongés au milieu de la place, en uniforme de lycéen,
regardant le ciel, l'un d'eux murmure "kakooooi" sur mon passage, ce mot me redonne alors le sourire, c'est une des choses que je préférais au japon, il n'y a aucune gène à se faire des compliments entre hommes, et voir les jeunes lycéens s'extasier sur mon passage avec des yeux criant "lorsque je serais grand je veux être comme ça" me faisait toujours un bien fou.
Je m'assoi alors sur une branche d'arbre et fume une cigarette, lorsqu'un groupe d'une 20ène de personnes agées arrive au milieu de la place, ils se dispercent un peu partout, mettent une musique zen, et commence des exercices de relaxation, tous au même rythme, les 3 lycéens se lèvent doucement, et suivent eux aussi les exercices, je passe alors de longues minutes a les contempler, regrettant de rentrer en France dans les jours qui viennent,
dans un pays ou je ne verrais jamais une scène comme celle ci, dans un pays ou je ne pourrais jamais recevoir rien d'autre que des cous avec mon aparence, un pays ou jamais je ne verrais 3 lycéens un peu trop alcolisé, avec les cheveux hérissés sur le crane, faire du yoga dans un parc à 7h du matin, avec des gens qui pourraient être leurs grands parents.
Mon téléphone sonne, la voie de Rebecca tremblotante qui me dit de retourner à l'entré du parc, de chercher la passerelle avec d'imondes fleurs jaune et de continuer tout droit, je m'éxécute et arrive au pied de notre chateau, intact, le chapitot est toujours la, l'aligator aussi, et Rebecca qui m'attend, assise sur le pont de singe, n'osant pas monter dans notre tour sans moi.
On cour dans les escaliers en colimasson, en y croyant qu'a moitié, 6 mois ont passé, il a plut, beaucoup plut, de sales gamins sont passé par la... quelles sont les chances pour que notre ridicule bout de papier glacé soit encore présent.
Et pourtant, une fois au sommet, c'est presque en pleurant qu'on découvre que notre purikura est encore la, intact.
On sort alors de notre sac les purikura fait juste avant la Decadance, on en découpe un, et on le place au dessus du premier, avec la date du jour.
On se promet alors que chaque fois qu'on se recroisera au Japon, on ira mettre un purikura ici, et comme d'habitude, on le colera au vernis à ongle, et jusqu'a la fin des temps, les jeunes japonais qui viennent s'embrasser pourront suivre l'évolution de texture et de couleure de nos extensions, et jusqu'a la fin des temps, les enfant se demanderont qui peuvent bien être les deux gaijin qui collent leur purikura dans la petite toure rouge délavé du parc pour enfant
en face des tour de Shinjuku.

On est retourné a la gare, on s'est longuement embrassé, et Rebecca est parti prendre la navette qui mène à l'aéroport, on ne s'est même pas retourné, on a trassé tout droit, en souriant, parceque ça porte malheur, et parcequ'il est évident qu'on reviendra à ici, et que d'autre purikura s'ajouteront aux deux présent.

Rebecca est retournée en Finlande, moi en France, j'ai arraché mes rajouts comme on arrache un pansement, j'ai coupé mes cheveux qui faisait tant crier les japonaises, j'ai oublié les blonds cendrés, les blonds platine, et suis revenu au triste et ternes noirs, j'ai oublié les boutiques ou l'on trouve ce que l'ont veut, les compliments, le confort et les magasins ouverts 24/24, et j'ai oublié le sourire honnête collé sur mon visage pendant un an,
pour le remplacer par le sourire hypocrite qu'on porte tous les jours pour cacher aux autres qu'on ne tient debout que grace à l'alcool et aux cachets, je retrouve cette impossibilité de communiquer normalement, de dire ce que je ressent, même à mes amis les plus proches, alors je fais comme je faisais avant, je ris trop fort, je parle trop fort, je me donne des attitudes qui m'éxaspèrent, parceque ça fait rire, parceque ça me donne l'impression que je sers à quelques chose dans les soirées.
J'en viens presque à regretter mes années de lycées, avec ma petite classe d'artiste bobo, on était dans notre délire, on était la pour être le groupe de marginaux looké byzarre, qui parlent de gens que personnes ne connait et font des dessins byzarres.
Passé le lycée, les groupe d'amis se diversifis, chacun prend son petit role, on à l'intelectuel qui réussira toujours, le comédien, l'artiste, la fille parfaite, la libertine... et moi j'arrive 1 ans a la traine, alors que chacun a choisi sa place, si encore j'avais un physique suceptible de plaire en France, j'aurais fais le mannequin intello de service ... mais non, alors je me contente de ce qu'on attend de moi : faire le mec avec les gros cheveux.

J'essaie de me réhabituer petit à petit à un monde ou je ne suis plus mannequin, ou je n'ai plus d'argent, ou le respect n'éxiste pas vraiment, un monde ou s'amuser est une insulte et avoir des rêve un lux, un monde se contenter d'une vie chiante, qui se terminera en catastrophe est un impératif, par modestie peut être, rêver d'un peu plus est presque prétentieux lorsqu'on vit ici. Je regarde presque avec amusement ce petit univers ou on prépare dès le début de leur adolescence les gamins
à devenir de futur dépressif, on les raproche chaque jour un peu plus de la fenêtre par laquelle ils finiront par se balancer.
J'essaie de revenir à une vie normal, une vie ou il faudra bien bosser, même au macdo, pour se payer des études, pour essayer de m'enfuir encore ailleur, dans un endroit ou je pourrais devenir plus responsable, tout en gardant un minimum de fantaisie, et faire un jour des gamins dans un endroit ou on ne leur aprendra pas comment avaler le cachet de lexomil dès le collège.

Je suis quand même heureux, pas de ma vie ici, c'est certain, mais heureux d'avoir été heureux, parceque c'est déja un lux lorsque l'on voit que certains ne le sont jamais, heureux d'avoir eu le droit un jour d'être tout simplement jeune et con.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 13:25

Modifié le samedi 17 janvier 2009 03:11